Vouloir, pouvoir, savoir

Quand un client me consulte parce qu’il a de la difficulté à « prendre son envol » dans un domaine qui lui tient à cœur, je vérifie habituellement les trois aspects suivants :

  • Est-ce que la personne sait comment faire?
  • Est-ce qu’elle peut le faire (a la capacité de le faire) ?
  • Est-ce qu’elle le veut vraiment?

Voici trois exemples de personnes qui aimeraient « prendre leur envol » dans un domaine. Les noms sont fictifs, mais leur situation est réelle. Ressemble-t-elle à la vôtre ou à celle d’un de vos proches?


Martin et la langue anglaise

Dans un article précédent, je vous parlais d’un de mes amis (appelons-le Martin), qui a un réel blocage face à l’anglais. Lui qui est curieux de tout, il n’a pas accès aux livres, sites internet, ou émissions de télé en anglais. Lui qui aime voyager, il se limite aux pays où on parle français. Il est bien conscient des désavantages qu’il y a à ne pas maîtriser l’anglais! Alors, qu’est-ce qui empêche mon ami de « prendre son envol », dans ce domaine?

Tel que je le connais, je suis persuadée que Martin peut apprendre à parler anglais, s’il le veut. Il a une bonne mémoire, aime lire, possède un bon vocabulaire et a de la facilité à apprendre, en général. Il. Je suis certaine, également, qu’il  saurait comment s’y prendre : c’est un homme débrouillard, organisé et qui sait comment faire pour atteindre ses buts, d’habitude.

La question à se poser est donc : est-ce que Martin veut réellement dépasser son blocage face à l’anglais? En apparence, oui! Mais peut-être que, consciemment ou inconsciemment, certaines peurs ou croyances l’empêchent de vraiment vouloir parler anglais? C’est probablement sur ce plan que se situe son blocage. C’est un sujet qu’il devra explorer, s’il veut « prendre son envol » dans ce domaine!


S
ophie et sa mauvaise écriture

Sophie, 11 ans, a une écriture franchement illisible. Elle sait comment elle « devrait » tenir son crayon, et elle veut vraiment s’améliorer! Mais elle ne peut pas faire mieux, malgré sa bonne volonté car son réflexe d’agrippement (celui qui permet aux bébés d’agripper notre doigt) est encore partiellement présent, alors qu’il aurait dû évoluer avec le temps. Un spécialiste pourra suggérer des exercices pour compléter ce processus.

Comme on le constate, parfois, on veut, mais on ne peut pas. Cependant, quand on veut vraiment, on trouve souvent des solutions!


Rémi, travailleur autonome

Rémi, lui, a comme projet de devenir travailleur autonome. Pourtant, il n’a pas encore réussi à réaliser son rêve. Plusieurs peurs en sont la cause : peur d’y consacrer trop de temps et que cela nuise à sa vie familiale, peur de se sentir isolé sur le plan professionnel, peur de ne pas réussir à se discipliner, etc.

Mais ce qui lui nuit le plus est sa peur de ne pas gagner suffisamment d’argent. Il a connu la misère, enfant, et s’est promis de ne jamais revivre un tel dénuement, et encore moins d’imposer cette épreuve à ses enfants. Sa peur le paralyse. Il a l’impression de ne pas pouvoir supporter à nouveau les restrictions financières. Tant qu’il aura cette peur, il ne peut pas démarrer son entreprise!

Par ailleurs, il faudrait vérifier si Rémi sait comment faire pour devenir travailleur autonome : quelles étapes suivre, quels outils sont disponibles, comment éviter l’isolement, etc. Ces informations sont la clé de son succès, et il doit prendre le temps de les acquérir! En plus, elles lui permettront peut-être d’être plus réaliste : le manque de connaissances nous fait souvent imaginer le pire et amplifie nos peurs.


Marianne et l’école

Pour Marianne, l’école, ce n’est pas facile. On dirait qu’elle ne sait pas comment faire, dans sa tête, pour bien observer l’enseignante, pour mémoriser les informations  ou pour résoudre un problème. En plus, elle n’est pas très motivée (vouloir); ses parents autant que ses enseignants le constatent depuis un bon moment. Par contre, elle semble posséder ce qu’il faut pour pouvoir réussir.

Marianne peut, mais ne sait pas et ne veut pas apprendre! Pour savoir comment l’aider, il faut alors se demander quel facteur est la cause, et lequel est la conséquence :

  • Est-ce parce qu’elle ne sait pas que la motivation a graduellement diminué?
  • Est-ce le manque de motivation qui l’amène à ne pas mettre en pratique les trucs qu’on lui donne pour bien observer l’enseignante ou pour mémoriser plus facilement?
  • Ou si les deux « problèmes » sont indépendants l’un de l’autre?

Chaque cas est différent. C’est en observant Marianne et en discutant avec elle (et son entourage) qu’on pourra déterminer ce qui s’est passé, puis agir en conséquence.


Solution à l’horizon

Que le problème soit sur le plan du « vouloir », du « pouvoir » ou du « savoir », il y a toujours une solution, heureusement!

On peut développer de nouvelles habiletés, apprendre les connaissances qui nous manquent, dépasser ses peurs, rectifier ses fausses croyances : tout cela est possible. Parfois on peut y arriver seul, quitte à aller chercher des idées ou des techniques dans un livre ou sur internet. D’autres fois, il vaudra mieux demander l’aide d’une autre personne (professionnel, parents, amis, etc.) : quand il s’agit de déjouer les pièges de l’inconscient, c’est souvent indispensable.

L’important est de passer à l’action!

Quand on veut,
qu’on peut
et qu’on sait comment faire,
on a tout ce qu’il faut pour « prendre son envol » !

Et vous, qu’est-ce qui vous empêche de prendre votre envol, dans le domaine qui vous pose le plus de problèmes?

Est-ce surtout parce que vous ne POUVEZ pas . . .  parce que vous ne VOULEZ pas vraiment . . .  ou parce que vous ne SAVEZ pas comment faire?





Post to Twitter Tweetez cet article

Categories: Non-Classé · Tags: , ,

Laisser un commentaire